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	<title>La muse galante</title>
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	<description>Maison d&#039;édition - Littérature et Poésie érotique - Cabinet de curiosites et curiosa</description>
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		<title>Haiku au fil de l&#8217;eau</title>
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		<pubDate>Sat, 21 Jan 2012 11:19:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Katrin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Effeuillages livresques]]></category>

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		<description><![CDATA[&#171;&#160;Lucarne ouverte un instant&#160;&#187; ***  En 1905, trois compagnons décident de faire en péniche une excursion sur les canaux français. Cette promenade aurait pu être totalement banale si les personnages qui la composent n’avaient été dans une disposition particulière. Paul-Louis Couchoud, titulaire d’une bourse de la fondation Khan, revient d’un voyage autour du monde, ébloui ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><strong>&laquo;&nbsp;Lucarne ouverte un instant&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p align="center">***</p>
<p> En 1905, trois compagnons décident de faire en péniche une excursion sur les canaux français. Cette promenade aurait pu être totalement banale si les personnages qui la composent n’avaient été dans une disposition particulière. Paul-Louis Couchoud, titulaire d’une bourse de la fondation Khan, revient d’un voyage autour du monde, ébloui de son contact avec les anciens sages et poètes du Japon ; le sculpteur Albert Poncin et le peintre André Faure l’ont écouté longuement parler des beautés de Basho et de Buson, et surtout de ces petits poèmes japonais encore inconnus en France que sont <em>les haïkais</em>, « qui réclament trois vers, totalisant dix-sept syllabes, réparties en deux vers de cinq syllabes et un vers de sept et comprenant un kigo « mot de saison ».</p>
<p>Imprégnés de rêves et de causeries, ils décident tous trois d’entreprendre une longue flânerie sur une péniche qui descend lentement le cours de la Seine. C&#8217;est alors que seront composés les 72 <em>haikais</em> d&#8217;<em>Au fil de l&#8217;eau</em>, présentés dans cette nouvelle édition des Mille et Une nuits par Eric Dussert. Le recueil  (non commercialisé) est publié à trente exemplaires, passe de main en main et suscite un engouement inégalé en France.</p>
<p><em> </em>Au fil des pages,<em> Au fil de l’eau, </em>est une suite de croquis sur le vif, « Dans un monde de rêve/ Sur un bateau de passage/ Rencontre d’un instant », qui traquent un quotidien minuscule parfois très concret « Les chirurgiens/Examinent l’intestin/De la bicyclette », l’expression instantanée d’un sentiment amoureux « Chéri, cheri/Ah ! Tu me fais mourir ! Douche dans le verger » ou celle de la beauté universelle « Au dessus du fleuve nocturne/La ville se silhouette./Symphonie en bleu». Ces feuillets sont une invitation à se laisser visiter par l’esprit du haïku, « fragile comme une aile de papillon », jusqu’à l’épiphanie ultime : quand le réel surgit dans sa nudité entière, à la fois éphémère et éternel, laissant l’homme tout entier à sa plénitude.</p>
<p>Les amateurs apprécieront à la suite les très éthérés haikus du mexicain Rafael Lozano qui sont présentés à la japonaise et une petite fiche technique pour faire ses haikus soi-même. Le livre refermé, on se laisse à savourer la simplicité d’un instant. Une image et quelques mots. Tout est dit.</p>
<p align="right">Copyright Katrin Alexandre</p>
<p align="right">Article paru dans <a href="http://www.magazinedeslivres.com/">le Magazine des Livres</a> de Novembre/Décembre 2011</p>
<p style="text-align: center;"><strong> ***</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2012/01/aufildeleau.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1328" title="aufildeleau" src="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2012/01/aufildeleau.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a></p>
<p> <strong>Paul Louis Couchaud, André Faure, Albert Poncin, Rafael Lozano. Au fil de l’eau, suivi de Haikais. Les premiers haiku français (1905-1922). Par Eric Dussert. Editions Mille et Une nuits. 2011</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Catalogue Priapique</title>
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		<pubDate>Fri, 30 Dec 2011 14:08:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Katrin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le cabinet de curiosités]]></category>
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		<description><![CDATA[Délicieuse sculpture en ivoire Femme enlacée autour du dieu Phallus et l&#8217;embrassant. Travail français, 1880. * Phallus se cachant derrière un moine. ivoire plein taillé à l&#8217;avant de la défense, personnage souriant légèrement, bras croisés. ce genre d&#8217;objets satiriques à propos du clergé sont assez rares et très recherchés. Provenance : ancienne collection Roger Peyrfitte. ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Délicieuse sculpture en ivoire Femme enlacée autour du dieu Phallus et l&#8217;embrassant. Travail français, 1880.</p>
<p><a href="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/12/phallus1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1287" title="phallus1" src="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/12/phallus1.jpg" alt="" width="410" height="313" /></a></p>
<p style="text-align: center;">*</p>
<p style="text-align: left;">Phallus se cachant derrière un moine. ivoire plein taillé à l&#8217;avant de la défense, personnage souriant légèrement, bras croisés. ce genre d&#8217;objets satiriques à propos du clergé sont assez rares et très recherchés. Provenance : ancienne collection Roger Peyrfitte. France, fin du XiXème siècle. Dim. : 13,5 cm</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/12/phallus2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1288" title="phallus2" src="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/12/phallus2.jpg" alt="" width="410" height="329" /></a></p>
<p style="text-align: center;">*</p>
<p style="text-align: left;">Très étonnant phallus double face en ivoire. côté pile: les poils et le gland. côté face: une tête européenne portant moustache. Le gland faisant office de chapeau, la bouche en forme de sexe féminin est prise entre les joues rebondies suggérant les fesses. Japon, fin du XiXème siècle. Dim. : 8 cm</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/12/phallus3.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1289" title="phallus3" src="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/12/phallus3.jpg" alt="" width="410" height="249" /></a></p>
<p style="text-align: center;">*</p>
<p style="text-align: left;">Phallus en ivoire monté sur un manche en bois tourné. gravé d&#8217;une tête de femme et de l&#8217;inscription &laquo;&nbsp;at your service&nbsp;&raquo;. Travail américain fin du XiXème siècle. Dim. : 27 cm</p>
<p style="text-align: left;"><a href="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/12/phallus4.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1290" title="phallus4" src="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/12/phallus4.jpg" alt="" width="410" height="136" /></a></p>
<p style="text-align: center;">*</p>
<p style="text-align: left;">Lot comprenant : &#8211; symbole érotique représenté par un phallus en ivoire sculpté monté sur cuivre et attaché par une chaîne à un coquillage. Figurant le sexe féminin indonésie, circa 1930. Dim. : 10 cm &#8211; Bague d&#8217;homme en ivoire. anneau surmonté d&#8217;un phallus. Sculpté dans la masse. indonésie début XXème siècle. Dim. : 6,5 cm &#8211; Bague d&#8217;homme en os. anneau surmonté d&#8217;un phallus. Sculpté dans la masse. Europe du nord. Début XXème siècle. Dim. : 3,5 cm</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/12/phallus5.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1291" title="phallus5" src="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/12/phallus5.jpg" alt="" width="410" height="253" /></a><br />
*</p>
<p style="text-align: left;">Extravagant double phallus (de taille impressionnante) Plus couramment nommé godemiché et composé d&#8217;un phallus en bois exotique relié tête bêche par une séparation en cuir à un autre phallus en ivoire de même dimension. Deux femmes utilisaient simultanément ce genre d&#8217;objet, apprécié dans les maisons de passe. un exemplaire plus ancien se trouve au Musée de Saint germain. Travail indonésien, circa 1920. Dim. : 46 cm</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/12/phallus6.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1292" title="phallus6" src="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/12/phallus6.jpg" alt="" width="410" height="210" /></a></p>
<p style="text-align: center;">*</p>
<p style="text-align: left;">&laquo;&nbsp;Harigata&nbsp;&raquo; coffret en bois laqué rougeâtre, de forme carrée, à 10 compartiments intérieurs, contenant une collection de pénis et accessoires érotiques en écaille de tortue. appelé aussi Dildo (pénis postiche). chine, circa 1900. couvercle manquant. Dim. : 22 x 21 cm</p>
<p style="text-align: left;"><a href="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/12/phallus7jpg.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1293" title="phallus7jpg" src="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/12/phallus7jpg.jpg" alt="" width="410" height="393" /></a></p>
<p style="text-align: center;">*</p>
<p style="text-align: left;">Phallus en ivoire de taille impressionnante, d&#8217;autant plus lorsqu&#8217;on sait que ces objets étaient d&#8217;utilité publique ; ce magnifique olisbo d&#8217;une facture très réaliste est gravé d&#8217;une scène érotique de grande finesse. angleterre, fin XiXème siècle. Dim. : 25 cm &#8211; Diam.: 6,5 cm</p>
<p style="text-align: left;"><a href="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/12/phallus8.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1294" title="phallus8" src="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/12/phallus8.jpg" alt="" width="410" height="228" /></a></p>
<p style="text-align: center;">*</p>
<p style="text-align: left;">Phallus tendu recouvert d&#8217;un tatouage à décor d&#8217;écailles de queue de serpent Dessin rehaussé aux crayons de couleur. il est à noter que ces tatouages sur sexe étaient peu fréquents parce que très douloureux, ne pouvant être élaborés que sous l&#8217;action d&#8217;une crème herbicinale qui insensibilisait le membre tout en lui conservant sa raideur durant des heures. Malheureusement, la recette s&#8217;est égarée&#8230; Océanie. Époque: première moitié du XXème siècle. Léger accident au papier Dim. : 19 x 27 cm</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/12/249.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1303" title="249" src="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/12/249.jpg" alt="" width="410" height="572" /></a></p>
<p style="text-align: center;">*</p>
<p style="text-align: left;">JR VAN OVERSTRAETEN &laquo;&nbsp;Ceci est une pipe et je ne raconte pas des couilles&nbsp;&raquo; Tableau surréaliste représentant une pipe africaine à fourreau en forme d&#8217;attributs masculins. belgique, 1992 Dim. : 60 x 40 cm JR VAN</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/12/287.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1304" title="287" src="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/12/287.jpg" alt="" width="410" height="229" /></a></p>
<p style="text-align: center;">*</p>
<p style="text-align: center;">{ Objets de Ventes aux enchères Spirit of Erotica <strong></strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong> Delorme &amp; Collin du Bocage}</strong></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Vous avez dit cocotte? #Traité de Cocotologie</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Dec 2011 12:14:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Katrin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le cabinet de curiosités]]></category>
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		<description><![CDATA[Un traité de cocotologie? Est-ce un traité sur le comportement des Cocottes, femmes de petite vertu? ? Oh! Je vais en décevoir plus d&#8217;un (e). La cocotologie est une discipline très sérieuse qui révèle tous les mystères de la fabrication des cocottes en papier. Une  idée complètement saugrenue  et pourtant qui  a été élevée en ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Un traité de cocotologie</strong>? Est-ce un traité sur le comportement des Cocottes, femmes de petite vertu? ? Oh! Je vais en décevoir plus d&#8217;un (e). La cocotologie est une discipline très sérieuse qui révèle tous les mystères de la fabrication des cocottes en papier. Une  idée complètement saugrenue  et pourtant qui  a été élevée en une science de «très haute portée, ouvrant les plus vastes horizons à la pensée humaine, et l&#8217;entraînant dans de sublimes contemplations» par l&#8217;un des plus grands philosophe espagnols, j&#8217;ai nommé<strong> Miguel de Unamuno.</strong></p>
<p style="text-align: center;">*</p>
<p><a href="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/12/1877772328_325175d655.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1281" title="1877772328_325175d655" src="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/12/1877772328_325175d655.jpg" alt="" width="400" height="467" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/12/1877773244_b90b4d606e_o.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1282" title="1877773244_b90b4d606e_o" src="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/12/1877773244_b90b4d606e_o.jpg" alt="" width="400" height="470" /></a></p>
<p style="text-align: center;">*</p>
<p><object id="Visionneuse" width="512" height="384" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="pluginspage" value="http://www.macromedia.com/go/getflashplayer" /><param name="quality" value="high" /><param name="scale" value="showall" /><param name="wmode" value="transparent" /><param name="menu" value="true" /><param name="devicefont" value="false" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="flashvars" value="" /><param name="src" value="http://www.ina.fr/video/ticket/CPC95000742/930218/30e93071ebf69ad5faabd2d0c5804ef8" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed id="Visionneuse" width="512" height="384" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.ina.fr/video/ticket/CPC95000742/930218/30e93071ebf69ad5faabd2d0c5804ef8" pluginspage="http://www.macromedia.com/go/getflashplayer" quality="high" scale="showall" wmode="transparent" menu="true" devicefont="false" allowScriptAccess="always" allowFullScreen="true" flashvars="" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /> </object></p>
<p style="text-align: center;">{ Traité de cocotologie&nbsp;&raquo;. Miguel de Unamuno, présenté par Fernando Arrabal. Les Editions de Paris}</p>
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		<title>La lecture au lit</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Dec 2011 17:59:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Katrin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lectures au lit]]></category>
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		<description><![CDATA[« &#8211; Lis encore, Germaine. Je veux le faire encore une fois. - Commence-toi d’abord. Quand tu seras bien excitée… - Si je le suis ! Tiens ! tiens ! Si je le suis ! Regarde mon doigt. Alors je reprends : &#171;&#160;Albert retira du con sa pine toute couverte du foutre de la voluptueuse ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>« &#8211; Lis encore, Germaine. Je veux le faire encore une fois.</p>
<p>- Commence-toi d’abord. Quand tu seras bien excitée…</p>
<p>- Si je le suis ! Tiens ! tiens ! Si je le suis ! Regarde mon doigt.</p>
<p>Alors je reprends : &laquo;&nbsp;Albert retira du con sa pine toute couverte du foutre de la voluptueuse Henriette. &laquo;&nbsp;À moi !&nbsp;&raquo; cria la comtesse, en prenant dans sa bouche la pine toute mouillée.  Albert n’avait pas déchargé.&nbsp;&raquo;</p>
<p>- Oh ! Que c’est cochon, ton petit livre ! Que ça dorme envie ! Continue, ma Germaine, je vais jouir!</p>
<p><a href="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/12/16.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1262" title="16" src="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/12/16.jpg" alt="" width="448" height="630" /></a></p>
<p>&laquo;&nbsp;Elle le suçait avec une sorte de rage. Mais déjà Henriette avait fourré sa tête entre les cuisses de la suceuse et la gougnottait furieusement. La comtesse se tordait de désir et de volupté. Sonbeau cul de brune grasse et velue s’agitait sur la bouche de la petite tribale. Hector, devant ce spectacle, s’était remis à bander. Il faut que je t’encule ! cria-t-il, et mouillant son long membre avec un peu de salive.&nbsp;&raquo;</p>
<p><a href="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/12/17.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1263" title="17" src="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/12/17.jpg" alt="" width="438" height="591" /></a></p>
<p>- Ah !… ah ! ma chérie, tu me rends folle……</p>
<p>&laquo;&nbsp;&#8230; Il le poussa vigoureusement dans l’anus étroit de la jeune femme. Elle voulut crier, maisau même instant, un flot envahit sa bouche, pendant que la pine d’Hector et la langued’Henriette</p>
<p>&laquo;&nbsp;…Arrêtez !… je jouis… je jouis… je jouis…</p>
<p style="text-align: center;">*</p>
<p style="text-align: center;"><strong>{Extrait de Douze douzains de dialogues &#8211; </strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Dialogues des masturbées </strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>de Pierre Louys }</strong></p>
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		<title>Delta of Venus</title>
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		<pubDate>Sun, 18 Dec 2011 21:57:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Katrin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le cabinet d'Eros]]></category>
		<category><![CDATA[anais nin]]></category>
		<category><![CDATA[bob carlos clarke]]></category>
		<category><![CDATA[book]]></category>
		<category><![CDATA[delta of venus]]></category>
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		<category><![CDATA[livre]]></category>
		<category><![CDATA[venus erotica]]></category>

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		<description><![CDATA[&#171;&#160;J&#8217;ai finalement décidé de publier ces textes érotiques, parce qu&#8217;ils représentent les efforts premiers d&#8217;une femme pour parler d&#8217;un domaine qui avait été jusqu&#8217;alors réservé aux hommes.&#160;&#187; * C’est pour répondre à la commande d’un collectionneur anonyme qu’Anaïs Nin décide d’écrire, à un dollar la page, les nouvelles qui seront rassemblées dans Venus Erotica ou ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><em>&laquo;&nbsp;J&#8217;ai finalement décidé de publier ces textes érotiques, parce qu&#8217;ils représentent les efforts premiers d&#8217;une femme pour parler d&#8217;un domaine qui avait été jusqu&#8217;alors réservé aux hommes.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center;">*</p>
<p>C’est pour répondre à la commande d’un collectionneur anonyme qu’<strong>Anaïs Nin</strong> décide d’écrire, à un dollar la page, les nouvelles qui seront rassemblées dans <strong>Venus Erotica ou « Delta of Venus&nbsp;&raquo;.</strong></p>
<p><a href="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/12/DeltaOfVenus.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1233" title="DeltaOfVenus" src="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/12/DeltaOfVenus.jpg" alt="" width="300" height="455" /></a></p>
<p><a href="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/12/716553376614547829cb95c85fo.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1234" title="716553376614547829cb95c85fo" src="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/12/716553376614547829cb95c85fo.jpg" alt="" width="305" height="449" /></a></p>
<p>Anais Nin s’essaie à cet exercice d’écriture avec brio, mais le commanditaire devient de plus en plus exigeant et lui impose d&#8217;aller à l&#8217;essentiel: le sexe.</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;C&#8217;est très bien. Mais laissez tomber la poésie et les descriptions autres que celles du sexe. Concentrez-vous sur le sexe.&nbsp;&raquo;"Moins de poésie. Soyez précise.&nbsp;&raquo; &laquo;&nbsp;Insistez sur le sexe. Laissez tomber la poésie.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>Anais Nin se montre alors très frustrée de ne pouvoir exercer son talent littéraire dans toute son entièreté.</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Comme nous devions supprimer la poésie, les envolées lyriques, et étions condamnés à nous concentrer seulement sur la sensualité, nous avions de violentes explosions de poésie. Ecrire de l&#8217;érotisme devenait un chemin vers la sainteté plutôt que vers la débauche.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>Elle lui écrit alors une lettre qui pourrait encore servir de manifeste pour les auteurs(es) de littérature érotique.</p>
<p style="text-align: center;"><em>&laquo;&nbsp;Cher collectionneur, </em></p>
<p><em>Nous vous détestons. Le sexe perd tout son pouvoir et toute sa magie lorsqu&#8217;il devient explicite, abusif, lorsqu&#8217;il devient mécaniquement obsessionnel. C&#8217;est parfaitement ennuyeux.</em></p>
<p><em>Je ne connais personne qui nous ait aussi bien enseigné combien c&#8217;est une erreur de ne pas y mêler l&#8217;émotion, la faim, le désir, la luxure, des caprices, des lubies, des liens personnels, des relations plus profondes, qui en changent la couleur, le parfum, les rythmes, l&#8217;intensité.</em></p>
<p><em>Vous ne savez pas ce que vous manquez avec votre examen microscopique de l&#8217;activité sexuelle à l&#8217;exclusion des autres qui sont le combustible qui l&#8217;allume. Intellectuel, imaginatif, romantique, émotionnel. Voilà ce qui donne au sexe ses textures surprenantes, ses transformations subtiles, ses éléments aphrodisiaques. Vous rétrécissez votre monde de sensations. Vous le désséchez, l&#8217;affamez, le videz de son sang.</em></p>
<p><em>Si vous nourrissiez votre vie sexuelle de toutes les aventures et excitations que l&#8217;amour injecte à la sensualité, vous seriez l&#8217;homme le plus puissant du monde. La source du pouvoir sexuel est la curiosité, la passion. Vous observez sa petite flamme qui meurt d&#8217;asphyxie.</em></p>
<p><em>Le sexe ne saurait prospérer sur la monotonie. Sans inventions, humeurs, sentiment, pas de surprise au lit. Le sexe doit être mêlé de larmes, de rire, de paroles, de promesses, de scènes, de jalousie, d&#8217;envie, de toutes les épices de la peur, de voyages à l&#8217;étranger, de nouveaux visages, de musique, de danse, d&#8217;opium, de vin.</em></p>
<p><em>Combien perdez-vous avec ce périscope au bout de votre sexe, alors que vous pourriez jouir d&#8217;un harem de merveilles distinctes et jamais répétées? Il n&#8217;y a pas deux chevelures pareilles, mais vous ne voulez pas que nous gaspillions des mots à décrire une chevelure ; il n&#8217;y a pas deux odeurs pareilles, mais si nous nous attardons, vous vous écriez &laquo;&nbsp;supprimez la poésie&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p><em>Il n&#8217;y a pas deux peaux qui aient la même texture, et jamais la même lumière, la même température, les mêmes ombres, jamais les mêmes gestes ; car un amant, lorsqu&#8217;il est animé par l&#8217;amour véritable, peut parcourir la gamme entière des siècles de science amoureuse. Quels changements d&#8217;époque, quelles variations d&#8217;innocence et de maturité, d&#8217;art et de perversité&#8230;</em></p>
<p style="text-align: left;"><em>Nous avons discuté à perdre haleine pour savoir comment vous êtes. Si vous avez fermé vos sens à la soie, à la lumière, à la couleur, au caractère, au tempérament, vous devez être à l&#8217;heure qu&#8217;il est tout à fait racorni. Il y a tant de sens mineurs qui se jettent tous comme des affluents dans le fleuve du sexe. Seul le battement à l&#8217;unisson du sexe et du coeur peut créer l&#8217;extase.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center;">*</p>
<p style="text-align: left;">A l&#8217;image d&#8217;Anais Nin qui écrivit pour faire plaisir à Henri Miller, le photographe américain <strong>Bob Carlos Clarke  </strong>a admis qu&#8217;il était entré dans la photographie de nue pour une seule raison: le sexe. Après un certain temps dans le journalisme et la publicité, Clarke, sur les conseils d&#8217;un ami, a essayé d&#8217;attirer l&#8217;intérêt d&#8217;une fille dans son collège en utilisant la photographie. Heureuse rencontre qui lui valut dans les années qui suivirent un succès mondial avec ses photos empreintes de voyeurisme, de sensualité et de théâtralisme.</p>
<p style="text-align: left;">Dans sa série <strong>&laquo;&nbsp;Delta of Venus&nbsp;&raquo;</strong>, il  offre une magnifique illustration des nouvelles d&#8217;Anais Nin.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/12/51zlpjiCn3L._SL500_AA300_.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1237" title="51zlpjiCn3L._SL500_AA300_" src="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/12/51zlpjiCn3L._SL500_AA300_.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a>*</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/12/deltaofvenus1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1239" title="deltaofvenus1" src="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/12/deltaofvenus1.jpg" alt="" width="480" height="700" /></a></p>
<p style="text-align: center;">*</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/12/deltaofvenus2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1240" title="deltaofvenus2" src="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/12/deltaofvenus2.jpg" alt="" width="468" height="700" /></a></p>
<p style="text-align: center;">*</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/12/deltaofvenus3.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1241" title="deltaofvenus3" src="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/12/deltaofvenus3.jpg" alt="" width="478" height="700" /></a></p>
<p style="text-align: center;">*</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/12/deltaofvenus4.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1242" title="deltaofvenus4" src="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/12/deltaofvenus4.jpg" alt="" width="479" height="700" /></a></p>
<p style="text-align: center;">*</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/12/delta-of-venus-bob-carlos-clarke.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1243" title="delta-of-venus-bob-carlos-clarke" src="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/12/delta-of-venus-bob-carlos-clarke.jpg" alt="" width="600" height="364" /></a></p>
<p style="text-align: center;">*</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/12/deltaofvenus6.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1244" title="deltaofvenus6" src="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/12/deltaofvenus6.jpg" alt="" width="477" height="712" /></a></p>
<p style="text-align: center;">*</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/12/deltaofvenus_anaisnin_bob_carlos_clarke1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1252" title="deltaofvenus_anaisnin_bob_carlos_clarke" src="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/12/deltaofvenus_anaisnin_bob_carlos_clarke1.jpg" alt="" width="472" height="700" /></a></p>
<p style="text-align: center;">*</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/12/deltaofvenus7.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1245" title="deltaofvenus7" src="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/12/deltaofvenus7.jpg" alt="" width="485" height="719" /></a></p>
<p style="text-align: center;">*</p>
<p style="text-align: center;">Et pour vous mettre l&#8217;eau à la bouche&#8230;</p>
<p><em>&nbsp;&raquo; Lorsqu’il avait besoin d’argent, il épousait une riche héritière qu’il ruinait jusqu’au dernier sou puis changeait de pays. La plupart du temps, ses femmes ne se révoltaient pas et ne prévenaient pas la police. Les quelques semaines ou quelques mois d’idylle les avaient frappées bien davantage que la perte de leur fortune. Elles avaient le sentiment d’avoir connu la grande vie, celle qui vaut d’être vécue, fût-ce pour un moment.</em></p>
<p><em>Il les transportait si haut, d’enchantement en enchantement, que son départ ressemblait à un envol, paraissait presque naturel, aucune partenaire n’aurait pu le suivre dans ses grandes envolées. Cet aventurier libre, insaisissable, qui bondissait ainsi d’une branche dorée sur l’autre, se fit presque prendre au piège, le piège de l’amour, quand, par une belle nuit, il rencontra la danseuse brésilienne Anita au Théâtre péruvien. Ses yeux en amande ne se fermaient pas comme ceux des autres femmes mais comme ceux des tigres, des pumas et des léopards, les deux paupières se rejoignant avec une paresseuse lenteur, semblant presque cousues ensemble au niveau du nez, ce qui lui donnait un regard oblique et lascif, tel celui d’une femme qui ne voudrait rien savoir de ce que l’on fait avec son corps. Elle avait l’expression d’une femme à qui l’on est en train de faire l’amour, ce qui excita au plus haut point le Baron dès leur première rencontre.</em></p>
<p><em>Lorsqu’il se rendit dans les coulisses pour la voir, elle était en train de se préparer pour la scène au milieu d’une profusion de fleurs et pour le délice de ses admirateurs assis autour d’elle, elle était, à ce moment précis, occupée à passer du rouge à lèvres sur son sexe, ne permettant évidemment à personne d’esquisser le moindre geste d’approche. Quand le Baron entra, elle leva à peine la tête et lui sourit. Elle avait posé un pied sur une petite table, relevé sa robe à volants, et recommençait à passer du rouge sur ses lèvres en riant de l’excitation des hommes qui l’entouraient.</em></p>
<p><em>Son sexe ressemblait à une fleur de serre géante, plus grand que tous ceux qu’avait vus le Baron, avec une toison abondante et bouclée, d’un noir brillant. Elle passait du rouge sur ces lèvres avec autant de soin qu’elle l’aurait fait sur sa bouche, si bien qu’elles finirent par ressembler à des camélias rouge sang, que l’on aurait forcés à s’ouvrir, pour laisser apparaître le bouton intérieur encore fermé tel le coeur plus pâle, à la peau plus fine, de la fleur&#8230;&nbsp;&raquo;</em></p>
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		<title>Un Manoir envoûtant</title>
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		<pubDate>Fri, 16 Dec 2011 20:13:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Katrin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Effeuillages livresques]]></category>

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		<description><![CDATA[Dès la première page, le décor est planté : une imposante demeure dans une forêt de Rambouillet, héritage d’une illustre et mystérieuse famille aristocratique. Une jeune et jolie archiviste, Pauline y débarque pour un entretien d’embauche auprès du maître des lieux, Julien Adringer. Sa mission : reconstituer les mémoires de la famille en ayant accès à toute ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dès la première page, le décor est planté : une imposante demeure dans une forêt de Rambouillet, héritage d’une illustre et mystérieuse famille aristocratique. Une jeune et jolie archiviste, Pauline y débarque pour un entretien d’embauche auprès du maître des lieux, Julien Adringer. Sa mission : reconstituer les mémoires de la famille en ayant accès à toute la bibliothèque et toutes les archives. Mais très vite, Julien l’informe que ce lieu dit « le Manoir » est un lieu de rencontres sadomasochistes depuis plus d&#8217;un siècle et que si elle accepte ce poste, elle devra être confrontée à cet univers jour et nuit. N’ayant pas froid aux yeux, Pauline accepte  non seulement  l’idée mais surtout l’étrange pacte d’avoir « une punition » si son travail n’est pas bien fait.</p>
<p>C’est le début pour Pauline, la soumise novice, d’une initiation sexuelle et amoureuse qui l’entraîne dans un monde aux règles sévères mais où son libre-arbitre reste préservé. On s’attache à cette héroïne qui par jeu et par amour est prête à être offerte à d’autres et à subir de nombreuses séances de flagellation, mais qui par son indiscipline et sa posture effrontée, un brin sauvage, provoque son Maître et du coup perturbe les règles de son jeu.</p>
<p><a href="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/12/fesses.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1221" title="fesses" src="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/12/fesses.jpg" alt="" width="681" height="486" /></a></p>
<p>Ce roman n’est pas réservé qu’aux amateurs et pratiquants du sado-masochisme. La prouesse d’Emma Cavalier est de rendre cet univers SM accessible à tous et de nous offrir une véritable intrigue avec des personnages dont la complexité, les désirs passionnels et obsessionnels finalement nous sont proches et intimes. On peut être fortement rétif aux séances de flagellations (comme je l’ai été) mais on les « supporte »  avec l’héroïne ; on se laisse emporter par l’extrême tension érotique qui s’installe où l’interdit, le manque, la privation sont le ressort du récit ; finalement on finit par s&#8217;abandonner au fouet de la plume de l’auteur, quelque soit finalement le dénouement. De plus, l’enquête dans les archives du Manoir est véritablement passionnante. Emma Cavalier réussit un véritable tour de passe-passe d’écrivain en inventant de tout pièces des lettres et documents d’une histoire familiale sur cinq générations, dont la bibliothèque suppure de romans noirs, d’ouvrages licencieux et curieux..</p>
<p>Ce premier roman d&#8217;Emma Cavalier est d’un style maîtrisé et envoûtant. Il invite tout lecteur à lâcher prise, à « se déshabiller » et à mettre tous ses préjugés  au seuil du Manoir. En y pénétrant, vos fantasmes seront cinglés, aiguisés et soumis à dure épreuve. Jusqu’à la fin, vous ne pourrez lâcher ce roman, ou si vous le faîtes, vous ne le lâcherait que d’une main.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Le Manoir, Emma Cavalier. Editions Blanches, 2011</strong></p>
<p><a href="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/12/9782846282840.gif"><img class="aligncenter size-full wp-image-1222" title="9782846282840" src="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/12/9782846282840.gif" alt="" width="110" height="177" /></a></p>
<p style="text-align: center;">*</p>
<p><strong>{Article paru dans &laquo;&nbsp;Le cahier des livres&nbsp;&raquo; du <a href="http://www.magazinedeslivres.com/">Magazine des Livres</a> N°33 Novembre/Décembre 2011, écrit par Katrin Alexandre }</strong></p>
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		<title>Les nus de Germaine Krull</title>
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		<pubDate>Sun, 27 Nov 2011 14:59:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Katrin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le Cabinet Obscura]]></category>
		<category><![CDATA[germaine krukk]]></category>
		<category><![CDATA[germaine krull]]></category>
		<category><![CDATA[nu]]></category>
		<category><![CDATA[nus]]></category>
		<category><![CDATA[photographie]]></category>

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		<description><![CDATA[Pourquoi des nus? « Parce que c&#8217;est beau depuis toujours et qu&#8217;un matin d&#8217;été ça m&#8217;a plu. » Germaine Krull * * * * * * * * *]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;">Pourquoi des nus?</p>
<p style="text-align: center;">« Parce que c&#8217;est beau depuis toujours et qu&#8217;un matin d&#8217;été ça m&#8217;a plu. »</p>
<p style="text-align: center;">Germaine Krull</p>
<p style="text-align: center;">*</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/11/krull7.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1199" title="krull7" src="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/11/krull7.jpg" alt="" width="727" height="564" /></a></p>
<p style="text-align: center;">*</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/11/krull41.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1200" title="krull4" src="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/11/krull41.jpg" alt="" width="729" height="533" /></a></p>
<p style="text-align: center;">*</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/11/krull21.jpg"><img class="size-full wp-image-1201 alignnone" title="krull21" src="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/11/krull21.jpg" alt="" width="468" height="636" /></a></p>
<p style="text-align: center;">*</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/11/krull61.jpg"><img title="krull6" src="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/11/krull61.jpg" alt="" width="695" height="516" /></a></p>
<p style="text-align: center;">*</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/11/krull12.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1204" title="krull1" src="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/11/krull12.jpg" alt="" width="717" height="534" /></a></p>
<p style="text-align: center;">*</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/11/krull22.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1205" title="krull2" src="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/11/krull22.jpg" alt="" width="717" height="518" /></a></p>
<p style="text-align: center;">*</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/11/krull31.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1206" title="krull3" src="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/11/krull31.jpg" alt="" width="691" height="511" /></a></p>
<p style="text-align: center;">*</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/11/krull.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1207" title="krull" src="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/11/krull.jpg" alt="" width="689" height="513" /></a></p>
<p style="text-align: center;">*</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/11/krull51.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1208" title="krull5" src="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/11/krull51.jpg" alt="" width="689" height="516" /></a></p>
<p style="text-align: center;">
]]></content:encoded>
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		<title>Erotique du Monocle</title>
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		<pubDate>Mon, 21 Nov 2011 22:33:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Katrin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le cabinet de curiosités]]></category>
		<category><![CDATA[brassai]]></category>
		<category><![CDATA[cabaret]]></category>
		<category><![CDATA[helmut newton]]></category>
		<category><![CDATA[lesbien]]></category>
		<category><![CDATA[lesbienne]]></category>
		<category><![CDATA[monocle]]></category>

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		<description><![CDATA[Il est des accessoires dont on a oublié la portée érotique et qui mériteraient d&#8217;être ressuscités et remis au goût du jour dans l&#8217;armoire de ces dames: le monocle! L&#8217;Oeil n&#8217;est-il pas finalement l&#8217;organe le plus érectile du corps? * Paloma Picasso with monocle par Helmut Newton * Le monocle a recueilli un certain succès ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il est des accessoires dont on a oublié la portée érotique et qui mériteraient d&#8217;être ressuscités et remis au goût du jour dans l&#8217;armoire de ces dames: le monocle! L&#8217;Oeil n&#8217;est-il pas finalement l&#8217;organe le plus érectile du corps?</p>
<p><a href="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/11/helmutnewton.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1171" title="helmutnewton" src="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/11/helmutnewton.jpg" alt="" width="405" height="414" /></a></p>
<p style="text-align: center;">*</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/11/paloma-picasso-withmonocle1983.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1175" title="paloma picasso withmonocle1983" src="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/11/paloma-picasso-withmonocle1983.jpg" alt="" width="410" height="620" /></a></p>
<p style="text-align: center;">Paloma Picasso with monocle par Helmut Newton</p>
<p style="text-align: center;">*</p>
<p>Le monocle a recueilli un certain succès dans les milieux lesbiens élégants du début du XXe siècle.</p>
<p><a href="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/11/una_troubridge1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1172" title="una_troubridge1" src="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/11/una_troubridge1.jpg" alt="" width="601" height="444" /></a></p>
<p style="text-align: center;">Una Troubridge</p>
<p style="text-align: center;">*</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/11/Violetta-au-monocle.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1173" title="Violetta au monocle" src="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/11/Violetta-au-monocle.jpg" alt="" width="398" height="686" /></a></p>
<p style="text-align: center;">Radclyffe Hall par Helmut Newton</p>
<p style="text-align: center;">*</p>
<p style="text-align: center;">*</p>
<p><a href="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/11/sylviavonharden.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1174" title="sylviavonharden" src="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/11/sylviavonharden.jpg" alt="" width="426" height="602" /></a></p>
<p style="text-align: center;">Sylvia von Harden par Otto Dix</p>
<p style="text-align: center;">*</p>
<p style="text-align: left;">Symbole du mouvement lesbien,<strong> le &laquo;&nbsp;Monocle&nbsp;&raquo;</strong> fut aussi un cabaret pour femmes dont Brassai a capturé l&#8217;athmosphère.</p>
<p style="text-align: left;"><a href="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/11/lagrosse-claude-etson-amie.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1176 alignnone" title="lagrosse claude etson amie" src="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/11/lagrosse-claude-etson-amie.jpg" alt="" width="601" height="786" /></a></p>
<p>La grosse Claude et son amie</p>
<p style="text-align: center;">*</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/11/Monocle-Brassa%C3%AF-2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1177" title="Monocle Brassaï 2" src="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/11/Monocle-Brassa%C3%AF-2.jpg" alt="" width="621" height="792" /></a></p>
<p style="text-align: center;">*</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/11/Monocle-Brassa%C3%AF-3.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1178" title="Monocle Brassaï 3" src="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/11/Monocle-Brassa%C3%AF-3.jpg" alt="" width="398" height="529" /></a></p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>La belle et la bite</title>
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		<pubDate>Sun, 06 Nov 2011 09:09:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Katrin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le cabinet de poésie]]></category>

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		<description><![CDATA[«L&#8217;a prise dans ses mains La belle L&#8217;a prise dans ses mains La bite L&#8217;a mise entre ses seins La belle L&#8217;a mise entre ses seins La bite Quand elle fut bien rouge La bite L&#8217;a plongée en sa bouche La belle L&#8217;a plongée en sa bouche La bite Et bouge bouge bouge La belle ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>«L&#8217;a prise dans ses mains<br />
La belle<br />
L&#8217;a prise dans ses mains<br />
La bite</p>
<p>L&#8217;a mise entre ses seins<br />
La belle<br />
L&#8217;a mise entre ses seins<br />
La bite</p>
<p>Quand elle fut bien rouge<br />
La bite<br />
L&#8217;a plongée en sa bouche</p>
<p>La belle</p>
<p><a style="display: inline;" href="http://radioerotic.typepad.com/.a/6a00d8341c2be153ef01347fd3b9ba970c-pi"><img class="asset asset-image at-xid-6a00d8341c2be153ef01347fd3b9ba970c image-full " title="MaxKlinger_1900" src="http://radioerotic.typepad.com/.a/6a00d8341c2be153ef01347fd3b9ba970c-800wi" alt="MaxKlinger_1900" border="0" /></a></p>
<p>L&#8217;a plongée en sa bouche<br />
La bite<br />
Et bouge bouge bouge<br />
La belle</p>
<p>La belle et la bite<br />
Habile habile habile<br />
La bête, la grosse bête<br />
La bite et la belle</p>
<p>Dit Bite ah bite habite<br />
Moi vite<br />
L&#8217;a montrée au bouton<br />
La bite</p>
<p>L&#8217;a frottée au bouton<br />
La belle<br />
Elle rentre dans le con<br />
La bite</p>
<p>La belle la belle la belle</p>
<p>Bite.»</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>{ Aragon &#8211; 1929 (Editions Allia) }<br />
</strong></p>
<p><strong><br />
</strong></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Il n&#8217;y a point d&#8217;amour sans moustache</title>
		<link>http://lamusegalante.com/2011/10/il-ny-a-point-damour-sans-moustache/</link>
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		<pubDate>Sat, 29 Oct 2011 12:53:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Katrin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le cabinet de curiosités]]></category>
		<category><![CDATA[gil blas]]></category>
		<category><![CDATA[maupassant]]></category>
		<category><![CDATA[moustache]]></category>

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		<description><![CDATA[&#171;&#160;Le Paris Moustache Club aime les filles qui aiment les hommes qui aiment les poils et qui n´ont pas peur des filles qui portent la moustache. Le Paris Moustache Club défend les beaux visages moustachus, les profils pileux dessinés, les lignes noires sous le nez sur la lèvre supérieure. Lignes, courbes, droites, fines, épaisses, touffues, ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>&laquo;&nbsp;Le Paris Moustache Club aime les filles qui aiment les hommes qui aiment les poils et qui n´ont pas peur des filles qui portent la moustache. </em><br />
<em><a href="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/10/logo-moustache.gif"><img class="aligncenter" title="logo-moustache" src="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/10/logo-moustache.gif" alt="" width="460" height="250" /></a> </em></p>
<p><em>Le Paris Moustache Club défend les beaux visages moustachus, les profils pileux dessinés, les lignes noires sous le nez sur la lèvre supérieure. Lignes, courbes, droites, fines, épaisses, touffues, ondulées, droites, qui montent et qui descendent, noires et blondes et brunes et rousses et blanches, moustaches distinguées, grasses ou subtiles, subtilement vulgaires ou méchamment aristocratiques, délicatement dandy &#8211; dans son camion.</em><em></em></p>
<p><em>Porter la moustache comme un bijou, comme une ligne d´horizon, un éclair, comme le coup de pinceau qui rehausse le visage, une ligne fluo pour se signaler dans le noir ; et les filles embrassent les moustaches, passent leurs langues sur du dru ou sur du doux ; j´peux toucher ? allez s´il te plaît laisse-moi toucher ! La moustache dessine le visage du moustachu sioux, visage barré comme un appel à transgresser, franchir la frontière, passer la ligne jaune.</em></p>
<p><em> Le Paris Moustache Club aime les hommes qui ne se contentent pas de ce qu´ils sont, les hommes concentrés devant la glace et qui taille en finesse — toujours en finesse — l´objet de convoitise, de distinction, de beauté tordue ; l´objet incongru et déroutant : la moustache.</em></p>
<p style="text-align: center;">Découvrez le<a href="http://www.parismoustacheclub.com/"> Paris Moustache Club</a></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;">*</p>
<p>Au XIX siècle aussi, il existait des filles folles de moustaches! Lisez plutôt!</p>
<p><a href="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/10/moustache-fig.gif"><img class="aligncenter size-full wp-image-1084" title="moustache-fig" src="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/10/moustache-fig.gif" alt="" width="388" height="319" /></a></p>
<p style="text-align: center;">*</p>
<p style="text-align: center;">
<p>Château de Solles, lundi 30 juillet 1883</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ma chère Lucie, rien de nouveau. Nous vivons dans le salon en regardant tomber la pluie. On ne peut guère sortir par ces temps affreux; alors nous jouons la comédie. Qu&#8217;elles sont bêtes, ô ma chérie, les pièces de salon du répertoire actuel. Tout y est forcé, grossier, lourd. Les plaisanteries portent à la façon des boulets de canon, en cassant tout. Pas d&#8217;esprit, pas de naturel, pas de bonne humeur, aucune élégance. Ces hommes de lettres, vraiment, ne savent rien du monde. Ils ignorent tout à fait comment on pense et comment on parle chez nous. Je leur permettrais parfaitement de mépriser nos usages, nos conventions et nos manières, mais je ne leur permets point de ne les pas connaître.</p>
<p>Pour être fins ils font des jeux de mots qui seraient bons à dérider une caserne ; pour être gais ils nous servent de l&#8217;esprit qu&#8217;ils ont dû cueillir sur les hauteurs du boulevard extérieur, dans ces brasseries dites d&#8217;artistes où on répète, depuis cinquante ans, les mêmes paradoxes d&#8217;étudiants.<br />
Enfin nous jouons la comédie. Comme nous ne sommes que deux femmes, mon mari remplit les rôles de soubrette, et pour cela il s&#8217;est rasé. Tu ne te figures pas, ma chère Lucie, comme ça le change! Je ne le reconnais plus&#8230; ni le jour ni la nuit. S&#8217;il ne laissait pas repousser immédiatement sa moustache je crois que je lui deviendrais infidèle, tant il me déplaît ainsi.</p>
<p>Vraiment, un homme sans moustache n&#8217;est plus un homme. Je n&#8217;aime pas beaucoup la barbe; elle donne presque toujours l&#8217;air négligé, mais la moustache, ô la moustache! est indispensable à une physionomie virile. Non, jamais tu ne pourrais imaginer comme cette petite brosse de poils sur la lèvre est utile à l&#8217;oeil et&#8230; aux&#8230; relations entre époux.</p>
<p>Il m&#8217;est venu sur cette matière un tas de réflexions que je n&#8217;ose guère t&#8217;écrire. Je te les dirai volontiers&#8230; tout bas. Mais les mots sont si difficiles à trouver pour exprimer certaines choses, et certains d&#8217;entre eux, qu&#8217;on ne peut guère remplacer, ont sur le papier une si vilaine figure, que je ne peux les tracer. Et puis, le sujet est si difficile, si délicat, si scabreux qu&#8217;il faudrait une science infinie pour l&#8217;aborder sans danger. Enfin! tant pis si tu ne me comprends pas. Et puis, ma chère, tâche un peu de lire entre les lignes.</p>
<p>Oui, quand mon mari m&#8217;est arrivé rasé, j&#8217;ai compris d&#8217;abord que je n&#8217;aurais jamais de faiblesse pour un cabotin, ni pour un prédicateur, fût-il le père Didon, le plus séduisant de tous! Puis quand je me suis trouvée, plus tard, seule avec lui (mon mari), ce fut bien pis. Oh! ma chère Lucie, ne te laisse jamais embrasser par un homme sans moustaches ; ses baisers n&#8217;ont aucun goût, aucun, aucun ! Cela n&#8217;a plus ce charme, ce moelleux et ce&#8230; poivre, oui, ce poivre du vrai baiser. La moustache en est le piment.</p>
<p>Figure-toi qu&#8217;on t&#8217;applique sur la lèvre un parchemin sec&#8230; ou humide. Voilà la caresse de l&#8217;homme rasé. Elle n&#8217;en vaut plus la peine assurément.</p>
<p>D&#8217;où vient donc la séduction de la moustache, me diras-tu ? Le sais-je ? D&#8217;abord elle chatouille d&#8217;une façon délicieuse. On la sent avant la bouche et elle vous fait passer dans tout le corps, jusqu&#8217;au bout des pieds un frisson charmant. C&#8217;est elle qui caresse, qui fait frémir et tressaillir la peau, qui donne aux nerfs cette vibration exquise qui fait pousser ce petit &laquo;&nbsp;Ah !&nbsp;&raquo; comme si on avait grand froid.</p>
<p>Et sur le cou ! Oui, as-tu jamais senti une moustache sur ton cou ? Cela vous grise et vous crispe, vous descend dans le dos, vous court au bout des doigts. On se tord, on secoue ses épaules, on renverse la tête ; on voudrait fuir et rester ; c&#8217;est adorable et irritant ! Mais que c&#8217;est bon !</p>
<p>Et puis encore&#8230; vraiment, je n&#8217;ose plus ? Un mari qui vous aime, mais là, tout à fait, sait trouver un tas de petits coins où cacher des baisers, des petits coins dont on ne s&#8217;aviserait guère toute seule. Eh bien, sans moustaches, ces baisers-là perdent aussi beaucoup de leur goût, sans compter qu&#8217;ils deviennent presque inconvenants ! Explique cela comme tu pourras. Quant à moi, voici la raison que j&#8217;en ai trouvée. Une lèvre sans moustaches est nue comme un corps sans vêtements ; et, il faut toujours des vêtements, très peu si tu veux, mais il en faut !</p>
<p>Le créateur (je n&#8217;ose point écrire un autre mot en parlant de ces choses), le créateur a eu soin de voiler ainsi tous les abris de notre chair où devait se cacher l&#8217;amour. Une bouche rasée me paraît ressembler à un bois abattu autour de quelque fontaine où l&#8217;on allait boire et dormir.</p>
<p>Cela me rappelle une phrase (d&#8217;un homme politique) qui me trotte depuis trois mois dans la cervelle. Mon mari, qui suit les journaux, m&#8217;a lu, un soir, un bien singulier discours de notre ministre de l&#8217;agriculture qui s&#8217;appelait alors M. Méline. A-t-il été remplacé par quelque autre ? Je l&#8217;ignore.</p>
<p>Je n&#8217;écoutais pas, mais ce nom, Méline, m&#8217;a frappée. Il m&#8217;a rappelé, je ne sais trop pourquoi, les scènes de la vie de Bohème. J&#8217;ai cru qu&#8217; il s&#8217;agissait d&#8217;une grisette. Voilà comment quelques bribes de ce morceau me sont entrées dans la tête. Donc M. Méline faisait aux habitants d&#8217;Amiens, je crois, cette déclaration dont je cherchais jusqu&#8217;ici le sens : &laquo;&nbsp;Il n&#8217;y a pas de patriotisme sans agriculture ! &nbsp;&raquo; Eh bien, ce sens, je l&#8217;ai trouvé tout à l&#8217;heure ; et je te déclare à mon tour qu&#8217;il n&#8217;y a pas d&#8217;amour sans moustaches. Quand on le dit comme ça, ça semble drôle, n&#8217;est-ce pas ?</p>
<p>Il n&#8217;y a point d&#8217;amour sans moustaches !<br />
&laquo;&nbsp;Il n&#8217;y a point de patriotisme sans agriculture&nbsp;&raquo;, affirmait M. Méline ; et il avait raison, ce ministre, je le pénètre à présent !</p>
<p>A un tout autre point de vue, la moustache est essentielle. Elle détermine la physionomie. Elle vous donne l&#8217;air doux, tendre, violent, croquemitaine, bambocheur, entreprenant ! L&#8217;homme barbu, vraiment barbu, celui qui porte tout son poil (oh! le vilain mot) sur les joues n&#8217;a jamais de finesse dans le visage, les traits étant cachés. Et la forme de la mâchoire et du menton dit bien des choses, à qui sait voir.</p>
<p>L&#8217;homme à moustaches garde son allure propre et sa finesse en même temps.</p>
<p>Et que d&#8217;aspects variés elles ont, ces moustaches ! Tantôt elles sont retournées, frisées, coquettes. Celles-là semblent aimer les femmes avant tout !</p>
<p>Tantôt elles sont pointues, aiguës comme des aiguilles, menaçantes. Celles-là préfèrent le vin, les chevaux et les batailles.<br />
Tantôt elles sont énormes, tombantes, effroyables. Ces grosses-là dissimulent généralement un caractère excellent, une bonté qui touche à la faiblesse et une douceur qui confine à la timidité.</p>
<p>Et puis, ce que j&#8217;adore d&#8217;abord dans la moustache, c&#8217;est qu&#8217;elle est française, bien française. Elle nous vient de nos pères les Gaulois, et elle est demeurée le signe de notre caractère national enfin.</p>
<p>Elle est hâbleuse, galante et brave. Elle se mouille gentiment au vin et sait rire avec élégance, tandis que les larges mâchoires barbues sont lourdes en tout ce qu&#8217;elles font.</p>
<p>Tiens, je me rappelle une chose qui m&#8217;a fait pleurer toutes mes larmes, et qui m&#8217;a fait aussi, je m&#8217;en aperçois à présent, aimer les moustaches sur les lèvres des hommes.</p>
<p>C&#8217;était pendant la guerre, chez papa. J&#8217;étais jeune fille, alors. Un jour on se battit près du château. J&#8217;avais entendu depuis le matin le canon et la fusillade, et le soir un colonel allemand entra chez nous et s&#8217;y installa. Puis il partit le lendemain. On vint prévenir père qu&#8217;il y avait beaucoup de morts dans les champs. Il les fit ramasser et apporter chez nous pour les enterrer ensemble. On les couchait, tout le long de la grande avenue de sapins, des deux côtés, à mesure qu&#8217;on les apportait; et comme ils commençaient à sentir mauvais, on leur jetait de la terre sur le corps en attendant qu&#8217;on eût creusé la grande fosse. De la sorte on n&#8217;apercevait plus que leurs têtes qui semblaient sortir du sol, jaunes comme lui, avec leurs yeux fermés.</p>
<p>Je voulus les voir; mais quand j&#8217;aperçus ces deux grandes lignes de 6gures affreuses, je crus que j&#8217;allais me trouver mal ; puis je me mis à les examiner, une à une, cherchant à deviner ce qu&#8217;avaient été ces hommes. Les uniformes étaient ensevelis, cachés sous la terre, et pourtant tout à coup, oui ma chérie, tout à coup je reconnus les Français, à leur moustache !</p>
<p>Quelques-uns s&#8217;étaient rasés le jour même du combat, comme s&#8217;ils eussent voulu être coquets jusqu&#8217;au dernier moment ! Leur barbe cependant avait un peu repoussé, car tu sais qu&#8217;elle pousse encore après la mort. D&#8217;autres semblaient l&#8217;avoir de huit jours; mais tous enfin portaient la moustache française, bien distincte, la fière moustache, qui semblait dire : &laquo;&nbsp;Ne me confonds pas avec mon voisin barbu, petite, je suis un frère.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Et j&#8217;ai pleuré, oh! j&#8217;ai pleuré bien plus que si je ne les avais pas reconnus ainsi, ces pauvres morts.</p>
<p>J&#8217;ai eu tort de te conter cela. Me voici triste maintenant et incapable de bavarder plus longtemps.</p>
<p>Allons, adieu, ma chère Lucie, je t&#8217;embrasse de tout mon coeur. Vive la moustache !</p>
<p>JEANNE.</p>
<p>{<strong>La Moustache,</strong> extrait de <strong>Gil Blas</strong> de Guy de Maupassant }</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Le mystère Herculine Barbin, Hermaphrodite</title>
		<link>http://lamusegalante.com/2011/10/le-mystere-herculine-barbin-hermaphrodite/</link>
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		<pubDate>Sun, 23 Oct 2011 09:48:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Katrin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le cabinet d'Eros]]></category>

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		<description><![CDATA[Adelaide Herculine Barbin (1838 &#8211; 1868) orpheline, est déclarée fille à sa naissance. Elle devient  institutrice dans un pensionnat et  lesbienne. Ce n&#8217;est qu’au hasard d’un examen médical qu’on découvre  l’erreur d’assignation de son sexe: Herculine est un homme. « Ai-je été coupable, criminel, parce qu’une erreur grossière m’avait assigné dans le monde une place ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Adelaide Herculine Barbin</strong> (1838 &#8211; 1868) orpheline, est déclarée fille à sa naissance. Elle devient  institutrice dans un pensionnat et  lesbienne. Ce n&#8217;est qu’au hasard d’un examen médical qu’on découvre  l’erreur d’assignation de son sexe: Herculine est un homme.</p>
<p><em>« Ai-je été coupable, criminel, parce qu’une erreur grossière m’avait assigné dans le monde une place qui n’aurait pas dû être la mienne ?&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>En 1860, elle change d&#8217;état civil et devient <strong>Abel Barbin.</strong> Cette décision administrative tient compte de la « prédominance évidente du sexe masculin » d’Abel d’un point de vue physiologique. Mais son existence ne sera faite que de désespoir.</p>
<p><em>«C’en était donc fait. L’état civil m’appelait à faire partie désormais de cette moitié appelé sexe fort. Moi, élevé jusqu’à l’âge de vingt et un ans dans les maisons religieuses, au milieu de compagnes timides, j’allais comme Achille laisser loin derrière moi tout un passé délicieux et entrer dans la lice, armé de ma seule faiblesse et de ma profonde inexpérience des hommes et des choses ! »</em></p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Ce qui s’était passé ne fut pas pour moi une révélation, mais un tourment de plus dans ma vie&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p>En  février 1868, on  retrouve son cadavre dans une mansarde; il s’est suicidé avec un réchaud à charbon. Il a pris soin de laisser sur sa table,  une lettre adressée à sa mère ainsi qu’un manuscrit intitulé <strong>&laquo;&nbsp;Mes souvenirs&nbsp;&raquo;</strong>, où il raconte son existence malheureuse, les combats et les souffrances d’une vie pleine de contradictions et de solitude.</p>
<p>Ce manuscrit sera rendu public  pour la première fois par le docteur <strong>Ambroise Tardieu</strong>, médecin légiste, dans son ouvrage <strong>&laquo;&nbsp;Question médico-légale de l’identité dans ses rapports avec les vices de conformation des organes sexuels&nbsp;&raquo;</strong> (Paris, 1874).</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Le fait extraordinaire qui me reste à rapporter fournit en effet l’exemple le plus cruel et le plus douloureux des conséquences fatales que peut entraîner une erreur commise dès la naissance dans la constitution de l’état civil.</em></p>
<p><em>On va voir, la victime d’une semblable erreur, après vingt ans passés sous les habits d’un sexe qui n’est pas le sien, aux prises avec une passion qui s’ignore elle-même, avertie enfin par l’explosion de ses sens, puis rendue à son véritable sexe en même temps qu’au sentiment réel de son infirmité physique, prenant la vie en dégoût et y mettant fin par le suicide.</em></p>
<p><em>Ce pauvre malheureux, élevé dans un couvent et dans des pensionnats de jeunes filles jusqu’à l’âge de vingt-deux ans, admis aux examens et pourvu du diplôme d’institutrice, vit à la suite des circonstances les plus dramatiques et les plus émouvantes son état civil réformé par un jugement du tribunal de La Rochelle, et ne put supporter l’existence misérable que son nouveau sexe incomplet lui imposa.</em></p>
<p><em>Certes, dans ce cas, les apparences du sexe féminin ont été poussées bien loin, et cependant la science et la justice furent contraintes de reconnaître l’erreur et de rendre ce jeune homme à son sexe véritable. Je n’hésite pas à publier presque en entier les mémoires d’Herculine Barbin, ne voulant pas laisser perdre le double et précieux enseignement qu’il renferme, d’une part au point de vue de l’influence qu’exerce sur les facultés affectives et sur les dispositions morales la malformation des organes sexuels, d’une autre part au point de vue de la gravité des conséquences individuelles et sociales que peut avoir une constatation erronée du sexe de l’enfant qui vient de naître.»</em></p>
<p>Ce document sera réédité et analysé par Michel Foucault en 1978 aux éditions Gallimard.</p>
<p><a href="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/10/arton19-8040b.jpg"><img class="aligncenter" title="arton19-8040b" src="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/10/arton19-8040b.jpg" alt="" width="200" height="200" /></a></p>
<p style="text-align: center;">*</p>
<p style="text-align: center;"><iframe src="http://www.youtube.com/embed/ESUn8nUzIyk" frameborder="0" width="640" height="480"></iframe><a href="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/10/mafouka.jpg"><br />
</a><a href="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/10/arton19-8040b.jpg"><br />
</a>*</p>
<p> Toute sa vie, Herculine sera attiré par les femmes.</p>
<p><em>«J’étais généralement aimée de mes maîtresses et de mes compagnes, et cette affection, je la leur rendais bien. J’étais née pour aimer. Je me liais bientôt d’une étroite amitié avec une charmante jeune fille nommée Thécla, plus âgée que moi d’une année. Certes, rien n’était plus opposé extérieurement que notre physique. Mon amie était aussi fraîche, aussi gracieuse que je l’étais peu. On ne nous appela que les inséparables, et, en effet, nous ne nous perdions pas de vue d’un seul instant. L’été on faisait l’étude dans le jardin, nous y étions l’une près de l’autre, les deux mains enlacées pendant que l’autre tenait le livre. De temps à autre le regard de notre maîtresse s’attachait sur moi au moment où je me penchais vers elle pour l’embrasser, tantôt sur le front, et, le croirait-on de ma part, tantôt sur les lèvres. Cela se répétait vingt fois dans une heure.»</em></p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Je priai un soir mon amie de partager mon lit. Elle accepta avec plaisir. Dire le bonheur que je ressentis de sa présence à ses côtés, serait chose impossible ! J’étais folle de joie ! Nous causâmes longuement avant de nous endormir, moi les deux bras passés autour de sa taille, elle, reposant, le visage près du mien ! Mon dieu ! Ai-je été coupable ? Et dois-je donc ici m’accuser d’un crime ? Non, non ! Cette faute ne fut pas la mienne, mais celle d’une fatalité sans exemple, à laquelle je ne pouvais résister !!! Sara m’appartenait désormais ! Elle était à moi !! Ce qui dans l’ordre naturel des choses, devait nous séparer dans ce monde, nous avait unis !! Qu’on se fasse, s’il est possible, une idée de notre situation à tous deux ! »</em></p>
<p style="text-align: center;">*</p>
<p>En 1860, <strong>Armand Trousseau</strong> demande au photographe <strong>Félix Nadar</strong>,  de prendre 9 clichés médicaux pour documenter l&#8217;hermaphrodisme.</p>
<p><a href="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/10/d336544r.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1051" title="d336544r" src="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/10/d336544r.jpg" alt="" width="399" height="548" /></a></p>
<p style="text-align: center;">*</p>
<p><a href="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/10/tmp_df28d117e8b9dbe371373c0e9c55f1bc.gif"><img class="aligncenter size-full wp-image-1048" title="tmp_df28d117e8b9dbe371373c0e9c55f1bc" src="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/10/tmp_df28d117e8b9dbe371373c0e9c55f1bc.gif" alt="" width="417" height="515" /></a></p>
<p style="text-align: center;">*</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/10/tmp_768d8f60142643eef42f7ab8a2194810.gif"><img class="aligncenter size-full wp-image-1049" title="tmp_768d8f60142643eef42f7ab8a2194810" src="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/10/tmp_768d8f60142643eef42f7ab8a2194810.gif" alt="" width="403" height="514" /></a></p>
<p style="text-align: center;">*</p>
<p style="text-align: center;"><img title="Felix Nadar Hermaphrodite couehce jambes ecartess 1860" src="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/10/Felix-Nadar-Hermaphrodite-couehce-jambes-ecartess-1860.gif" alt="" width="409" height="515" /></p>
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		<title>Le Cabinet d&#8217;un Curieux</title>
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		<pubDate>Fri, 21 Oct 2011 08:58:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Katrin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Rêves de Bibliophiles]]></category>

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		<description><![CDATA[Je ne me lasse pas de fouiner dans les Cabinets Curieux de certains auteurs. En voici un pour qui &#171;&#160;le bonheur est dans cette cité des livres où je m&#8217;enferme sous la lueur égale et claire de la lampe, oublieux de la foule qui s&#8217;agite, des Vanités qui s&#8217;affolent, des plaisirs qui se lassent. Dans ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je ne me lasse pas de fouiner dans les Cabinets Curieux de certains auteurs. En voici un pour qui</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;le bonheur est dans cette cité des livres où je m&#8217;enferme sous la lueur égale et claire de la lampe, oublieux de la foule qui s&#8217;agite, des Vanités qui s&#8217;affolent, des plaisirs qui se lassent. Dans la calme retraite et la paix souriante, le flot des heures s&#8217;écoule doucement ; mes amis silencieux me disent leurs secrets.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>Son cabinet révèle bien des joyaux.</p>
<p><a href="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/10/cabinetcuireux01.bmp"><img class="aligncenter size-full wp-image-1038" title="cabinetcuireux01" src="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/10/cabinetcuireux01.bmp" alt="" /></a></p>
<p style="text-align: center;">*</p>
<p>&laquo;&nbsp;Les philosophes ont exprimé, sous bien des formes, cette pensée éternellement vraie : Nos passions ne sont jamais mortes, elles ne sont qu&#8217;endormies. Dans une chanson populaire, on traduit ainsi cet axiome : Et l&#8217;on revient toujours aux premières amours.</p>
<p>Ce cabinet d&#8217;un curieux en est une preuve nouvelle. Qu&#8217;elles furent précoces, mes amours avec les livres ! Je vois encore un enfant, habituellement vif, passionné d&#8217;exercice et de grand air, se calmant tout à coup pour admirer, derrière les vitres d&#8217;une immense bibliothèque Louis XIV, les beaux vieux livres rangés comme des joyaux dans la vitrine d&#8217;un orfèvre.</p>
<p>C&#8217;étaient bien des joyaux en effet, ces volumes achetés au poids de l&#8217;or, portant tous de royales ou illustres armoiries, des emblèmes, des chiffres, des pour rondes la danse macabre et pour batailles la guerre de cent ans. Nuit funèbre, où l&#8217;humanité sembla marcher à tâtons et d&#8217;où cependant sortit réclatante aurore de la Renaissance.</p>
<p>Les romans de chevalerie charmèrent les tristesses de ces longues années de transition, qui menèrent de la barbarie à l&#8217; âge moderne. La plupart de ces vieilles chansons de gestes, quelquefois joyeuses, souvent amoureuses, toujours héroïques, sont entre mes mains. En regardant la Mélusine, comtesse de Poitou, je ne plains pas trop son maître, le seigneur de Lusignan. Mélusine était une sirène dont on voyait la queue de poisson. Les charmeuses d&#8217;aujourd&#8217;hui en ont souvent une de serpent et on ne la voit pas ! Je l&#8217;avoue, mes préférences s&#8217;adressent surtout aux  souvenirs historiques.</p>
<p>La bibliothèque du Roi Soleil, provenant de son cabinet de Fontainebleau, achetée par mon père en 1848, semble appeler d&#8217;elle-même ces livres, qui sont pour ainsi dire de sa famille. Les grands soleils dorés, qui éclairent l&#8217;ébène sombre de ses panneaux, paraissent briller avec joie sur les fleurs de lys.</p>
<p>Le premier des volumes à noter dans l&#8217;écrin c&#8217;est : L&#8217;Image de Vertu, enfermée dans une belle robe de maroquin noir, couverte d&#8217;arabesques d&#8217;or, aux armes de François I, présent d&#8217;Antoinette de Bourbon, mère des Guise. Je ne parle pas du manuscrit aux armes de Louis XII qui me vient de mon père et qui est déjà célèbre.</p>
<p>Un Ovide compte parmi mes trouvailles les plus extraordinaires. Il a été relié par Pignolet, relieur du roi François l et il porte les armoiries de Henri VIII.</p>
<p>Après avoir jeté un regard d&#8217;adorateur sur le petit volume aux chiffres et aux emblèmes de Henri II et de Diane de Poitiers, je m&#8217;arrête avec délices sur un petit Henri IV que j&#8217;ose déclarer un diamant. Il est en maroquin rouge, tout semé de dauphins et de fleurs de lys. Au milieu, les armes de France et de Navarre, aux angles, des H couronnés, enlacés de lauriers. C&#8217;est un bijou de reliure ancienne. Le Béarnais, plus spirituel à lui tout seul que tous les livres réunis, avait une bibliothèque fort restreinte, et, dans ce petit volume, la rareté et la gloire du souvenir s&#8217;unissent pour faire la joie du collectionneur.</p>
<p>A côté de lui on peut placer, plus près qu&#8217;il ne la voulut jamais avoir, la Marguerite de France. Ce souvenir de la spirituelle reine est un Lucrèce. Ce<br />
nom, qui touche à la fois à la philosophie et à la vertu, n&#8217;a pas inspiré la sœur des Valois.</p>
<p>Le livre n&#8217;en est pas moins une petite merveille, en maroquin olive, tout couvert de médaillons dorés, enfermant les fleurs favorites de la reine : marguerites, roses, pensées, œillets, chardons. Puis la devise : Elle ne manquera pas à sa destinée.</p>
<p>Après elle viennent la reine Anne d&#8217;Autriche, enlaçant son chiffre à celui de Louis XIII, Marie-Thérèse, Adélaïde de Savoie, Marie Leczinska, et bien d&#8217;autres, princesses ou favorites, enfin Madame de Lamballe et Marie- Antoinette&#8230;.J&#8217;ai l&#8217;honneur de posséder cinq ouvrages à ses armes.</p>
<p>On a souvent demandé quelle idée chacun de nous se fait du bonheur.</p>
<p>Pour moi, le bonheur est dans cette cité des livres où je m&#8217;enferme sous la lueur égale et claire de la lampe, oublieux de la foule qui s&#8217;agite, des Vanités qui s&#8217;affolent, des plaisirs qui se lassent. Dans la calme retraite et la paix souriante, le flot des heures s&#8217;écoule doucement ; mes amis silencieux me disent leurs secrets.</p>
<p>Les esprits s&#8217;envolent de leurs pages comme de mystérieux feux follets. Je pense à ceux qui les ont écrits, à ceux qui les ont lus, aux royales mains qui les ont touchés.</p>
<p>Qui sait si ce Henri VIII, offert au camp du Drap d&#8217;Or, en même temps que les beaux yeux d&#8217;Anne de Boleyn enflammaient le cœur du roi anglais, n&#8217;a pas été effleuré par ses doigts, poétisé par ses larmes ?</p>
<p>Et les livres du Dauphin François, Marie Stuart n&#8217;y a-t-elle pas attaché son adorable image? On l&#8217;entrevoit à travers un nimbe de lumière, de pierreries et de sang.</p>
<p>Le dialogue des Demoiselles, d&#8217;Anne d&#8217;Autriche, est encore parfumé de la peau d&#8217;Espagne qu&#8217;elle faisait coudre dans ses jupes. — Encens de la patrie qui luirappelait ses jours d&#8217;enfance et donnait un parfum violent à sa beauté épanouie, à cette beauté qui, suivant l&#8217;illogisme des femmes, fit plier le genou au duc de Buckingham, le plus brillant des seigneurs d&#8217;Angleterre et s&#8217;humilia devant un faquin d&#8217;Italie appelé Mazarin.</p>
<p>Le Traité pour conserver les pommes de terre splendidement relié aux armes de Savoie et de Lamballe, fait sourire en rappelant les bergeries du temps et fait pleurer en évoquant le rùartyre de la Princesse.</p>
<p>Marie-Antoinette a peut-être oublié, en lisant ces deux petits volumes de Manon Lescaut, qu&#8217;elle était reine, d&#8217;impériale maison, pour se souvenir qu&#8217;elle était femme et compatissante aux douleurs du cœur, le cœur fût-il coupable.</p>
<p>Un exemplaire de dédicace, offert par Marat à la jeune reine, est certainement ce que je possède de plus précieux. Le sanguinaire ami du peuple a-t-il remis lui-même ce volume, a-t-il eu Thonneur de baiser la main d&#8217;une souveraine dont il devait faire tomber la tête ?</p>
<p>Ainsi mille pensées me viennent&#8230; Vol de génies, vol de colombes, vol de tourterelles amoureuses traversent mon ciel, les uns ont la flamme au front, les autres ont la flèche au cœur.</p>
<p>Dans la mélancolie des heures du soir, je les regarde passer. Heureux qui, dédaigneux des folies du présent, se reposant du combat de la vie, loin des luttes de l&#8217;ambition et des piqûres de l&#8217;amour- propre, s&#8217;assied au bord du fleuve de l&#8217;histoire et y revoit, dans les brumes lointaines, la vague apothéose des grandeurs d&#8217;autrefois.&nbsp;&raquo;</p>
<p>L. D.</p>
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		<title>Les Ex-Libris d&#8217;Alphonse Inoue</title>
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		<pubDate>Sun, 16 Oct 2011 08:26:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Katrin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le cabinet graphique]]></category>
		<category><![CDATA[alphonse inoue]]></category>
		<category><![CDATA[erotic]]></category>
		<category><![CDATA[erotica]]></category>
		<category><![CDATA[erotique]]></category>
		<category><![CDATA[ex-libris]]></category>

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		<description><![CDATA[Je n&#8217;ai trouvé aucune info sur Alphonse Inoue (un pseudo?), illustrateur japonais (?)  et sur ces fameux et très raffinés ex-libris érotiques. Quelqu&#8217;un a-t-il une piste? * * * * * * * * * * * * * *]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je n&#8217;ai trouvé aucune info sur <strong>Alphonse Inoue</strong> (un pseudo?), illustrateur japonais (?)  et sur ces fameux et très raffinés ex-libris érotiques. Quelqu&#8217;un a-t-il une piste?</p>
<p style="text-align: center;">*</p>
<p><a href="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/09/inoue1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-671" title="inoue1" src="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/09/inoue1.jpg" alt="" width="500" height="352" /></a></p>
<p style="text-align: center;">*</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/10/inoue11.jpg"><img title="inoue11" src="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/10/inoue11.jpg" alt="" width="500" height="386" /></a><a href="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/10/inoue3.jpg"><br />
</a></p>
<p style="text-align: center;">*</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/10/inoue4.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1013" title="inoue4" src="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/10/inoue4.jpg" alt="" width="500" height="407" /></a></p>
<p style="text-align: center;">*</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/10/inoue5.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1014" title="inoue5" src="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/10/inoue5.jpg" alt="" width="500" height="443" /></a></p>
<p style="text-align: center;">*</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/10/inoue7.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1015" title="inoue7" src="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/10/inoue7.jpg" alt="" width="500" height="285" /></a></p>
<p style="text-align: center;">*</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/10/inoue8.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1016" title="inoue8" src="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/10/inoue8.jpg" alt="" width="500" height="558" /></a></p>
<p style="text-align: center;">*</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/10/inoue17.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1024" title="inoue17" src="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/10/inoue17.jpg" alt="" width="346" height="867" /></a></p>
<p style="text-align: center;">*</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/10/inoue9.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1017" title="inoue9" src="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/10/inoue9.jpg" alt="" width="500" height="398" /></a></p>
<p style="text-align: center;">*</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/10/inoue11.jpg"><br />
</a><a href="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/10/inoue3.jpg"><img title="inoue3" src="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/10/inoue3.jpg" alt="" width="352" height="700" /></a></p>
<p style="text-align: center;">*</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/10/inoue13.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1021" title="inoue13" src="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/10/inoue13.jpg" alt="" width="368" height="717" /></a></p>
<p style="text-align: center;">*</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/10/inoue14.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1022" title="inoue14" src="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/10/inoue14.jpg" alt="" width="335" height="718" /></a></p>
<p style="text-align: center;">*</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/10/inoue16.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1023" title="inoue16" src="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/10/inoue16.jpg" alt="" width="500" height="395" /></a></p>
<p style="text-align: center;">*</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/10/inoue20.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1031" title="inoue20" src="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/10/inoue20.jpg" alt="" width="423" height="629" /></a></p>
<p style="text-align: center;">*</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/10/inoue21.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1032" title="inoue21" src="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/10/inoue21.jpg" alt="" width="480" height="624" /></a></p>
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		<title>Cet amour là</title>
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		<pubDate>Sat, 15 Oct 2011 12:55:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Katrin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Effeuillages livresques]]></category>
		<category><![CDATA[lettre]]></category>
		<category><![CDATA[lettre a l'amazone]]></category>
		<category><![CDATA[marina tsvetaieva]]></category>
		<category><![CDATA[natalie clifforf barney]]></category>
		<category><![CDATA[poesie]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour Marina Tsvétaïéva dont l’âme, la vie et les écrits pourraient s’inscrire dans la constellation céleste des poètes martyrs russes, seul comptait la quête absolue, conquérante, indomptable de  la flamme de l’amour. Toute sa vie brûla de passions obsessionnelles et d’amours épistolaires qu’elle écrit avec sa voix sauvage et passionnée. L’amour entre femmes ne lui ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pour <strong>Marina Tsvétaïéva</strong> dont l’âme, la vie et les écrits pourraient s’inscrire dans la constellation céleste des poètes martyrs russes, seul comptait la quête absolue, conquérante, indomptable de  la flamme de l’amour. Toute sa vie brûla de passions obsessionnelles et d’amours épistolaires qu’elle écrit avec sa voix sauvage et passionnée.</p>
<p><a href="http://radioerotic.typepad.com/photos/uncategorized/2008/05/03/marina_tsvetaieva.jpg"><img class="aligncenter" title="Marina_tsvetaieva" src="http://radioerotic.typepad.com/monamour/images/2008/05/03/marina_tsvetaieva.jpg" alt="Marina_tsvetaieva" width="200" height="200" border="0" /></a></p>
<p>L’amour entre femmes ne lui fut pas étranger, en vivant une courte et violente passion avec la poétesse russe  Sophia Parnok, puis une aventure platonique avec l’actrice Sophie Holliday. Mais c’est à la femme de lettre américaine <strong>Natalie Clifford Barney</strong>, ouvertement lesbienne et qui brilla dans le Tout Paris des années 30, qu’elle s’adresse dans sa <strong><span style="color: #990066;">« Lettre à l’amazone, mon frère féminin », </span></strong>en réponse aux &laquo;&nbsp;Pensées d&#8217;une Amazone&nbsp;&raquo; (1918) où l’insatiable  et conquérante séductrice (gratifiée de ce surnom d’ « Amazone » par l’élégant Remy de Gourmont, qui succomba à ses charmes hypnotiques) clame sa quête de beauté, de sensualité et de liberté sans entraves morales, dans ses amours saphiques.</p>
<p>A celle-ci qui n’éprouvait aucun besoin de maternité, Marina Tsvétaïéva lui demande simplement de l’écouter. « C’est une blessure droit au cœur que je vous porte, au cœur de Votre cause, de Votre croyance, de Votre corps, de Votre cœur ». Elle lui fait part de cette lacune immense dans son Livre: l’Enfant.</p>
<p>Cette lettre qu’elle écrit à Natalie C. Barney, dont elle se sent « proche comme tout être unique, et surtout comme tout être unique féminin » se déroule comme un conte d’amour, de vie et de mort, dédié à celle qui rencontre « une autre moi, une elle », « celles qui ont l’air le plus âme », à ces amantes éternelles qui n’ont que le présent de leur amour, et pas d’avenir. Car si deux femmes qui s’aiment forment un couple « d’entité parfaite », cette entité est « trop entière », cette « unité trop une ». « Le seul point faillible, le seul point attaquable, la seule brèche », c’est le besoin de l’enfant.</p>
<p>Alors dans le conte, il y a la jeune fille et l’aînée : il y a celle qui craint l’homme, allant vers la femme et voulant l’enfant, qui préfèrera quitter l’Aînée et aller vers l’Ennemi (l’homme), préférant l’enfant à l’amour ; il y a celle – « l’éternelle inféconde », « la race maudite » &#8211; qui dans la splendeur de sa maturité et sa vieillesse, « pure par orgueil », mourra seule et ne renoncera jamais à « la splendide noirceur, à la noire et ronde brûlure du feu de joie d’antan ».</p>
<p>Sans jamais mettre d’étiquettes en parlant de saphisme, de tribadisme ou d’homosexualité féminine, Marina fait de « cet amour-là » un amour universel. Cette lettre est un long poème superbe et poignant, où comme dans tous ses écrits, la poétesse rend inséparable l’écriture de sa vie. Car qui mieux que Marina Tsvétaïéva peut parler de la blessure de l’enfant, elle qui perdit sa fille Irina en 1920, morte de malnutrition ? Qui peut mieux qu’elle épouser la Cause de Natalie C. Barney, elle qui puisa toute sa force poétique dans l’adversité et voulut pour l’amour prendre tous les risques jusqu’à  faire ses épousailles avec l’impossible ?</p>
<p>Devant le sortilège de cette œuvre incandescente, jetée dans la tourmente de l&#8217;histoire, on ne peut qu’abdiquer à sa volonté forcenée de faire de l’Amour, entre exaltation et ascèse, un état de haute tension poétique. On ne peut rester qu’émerveiller, comme le dira Boris Pasternak de ses écrits, de « ce puits de force et de pureté ».</p>
<p><strong>Marina Tsvétaieva, « Mon frère Féminin – Lettre à l’Amazone ». Le Petit Mercure, Mercure de France.<br />
</strong></p>
<pre><span style="color: #ff33cc;"><strong>Cet article a été publié dans le<span style="color: #000000;"> </span></strong><a href="http://www.magazinedeslivres.fr/"><span style="color: #a70e7e;"><strong>Le Magazine des Livres</strong></span></a></span><span style="color: #ff33cc;"><strong>, Janvier 2008
Par Katrin Alexandre</strong></span></pre>
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		<title>Les polaroids de Carlo Mollino</title>
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		<pubDate>Wed, 12 Oct 2011 16:56:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Katrin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le Cabinet Obscura]]></category>

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		<description><![CDATA[Le designer et architecte Carlo Mollino s&#8217;exerça aussi avec talent à la photographie. On découvre ici ses polaroids (parmi 2000 ) des &#171;&#160;filles de joie&#160;&#187; de Turin. Il allait en effet à leur rencontre et leur demandait de poser dans l&#8217;intimité de son atelier. Instantanés magiques! * * * * * * * *]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le designer et architecte Carlo Mollino s&#8217;exerça aussi avec talent à la photographie. On découvre ici ses polaroids (parmi 2000 ) des &laquo;&nbsp;filles de joie&nbsp;&raquo; de Turin. Il allait en effet à leur rencontre et leur demandait de poser dans l&#8217;intimité de son atelier. Instantanés magiques!</p>
<p style="text-align: center;">*</p>
<p><a href="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/10/carlo_mollino_polaroids_4.jpg"><img class="size-large wp-image-992 alignnone" title="carlo_mollino_polaroids_4" src="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/10/carlo_mollino_polaroids_4-1024x649.jpg" alt="" width="687" height="436" /></a></p>
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<p style="text-align: center;"><a href="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/10/casa-carlo-mollino-polaroid-3.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-993" title="casa-carlo-mollino-polaroid-3" src="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/10/casa-carlo-mollino-polaroid-3.jpg" alt="" width="672" height="435" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/10/mollino0.jpg"><br />
</a>*</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/10/moll9.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1005" title="moll9" src="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/10/moll9.jpg" alt="" width="663" height="842" /></a></p>
<p style="text-align: center;">*</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/10/mollino0.jpg"><img title="mollino0" src="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/10/mollino0.jpg" alt="" width="443" height="582" /></a></p>
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<p style="text-align: center;"><a href="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/10/mollino2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-996" title="mollino2" src="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/10/mollino2.jpg" alt="" width="382" height="564" /></a></p>
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<p style="text-align: center;"><a href="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/10/mollino3.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-997" title="mollino3" src="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/10/mollino3.jpg" alt="" width="379" height="569" /></a></p>
<p style="text-align: center;">*</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/10/mollino10.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-998" title="mollino10" src="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/10/mollino10.jpg" alt="" width="396" height="496" /></a></p>
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<p style="text-align: center;"><a href="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/10/mollino4.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1001" title="mollino4" src="http://lamusegalante.com/wp-content/uploads/2011/10/mollino4.jpg" alt="" width="377" height="566" /></a></p>
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